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Marie la cordelière
dimanche 21 décembre 2008, par
Notez cet article :La Marie Cordelière, ou Marie la Cordelière était un navire. Il a été construit sur une plage de Morlaix et baptisé de ce nom par La Duchesse Anne.
Alors qu’une fête avait été donnée la veille et que les invités étaient encore présents, le capitaine Hervé de Portsmoguer appris que les anglais avaient mouillés la veille près de la pointe Saint Mathieu. Il suivit l’ordre d’appareillage immédiat donné par l’amiral Jean Thenouënel, commandant la flotte bretonne, et ne prit pas le temps de débarquer ses invités.
La flotte anglaise était très supérieure en nombre et la flotte bretonne préféra s’esquiver. Trois navires restèrent en arrière pour ralentir les poursuivants. L’un d’eux était la Marie-Cordelière. Engageant trois navires au combat ( le Sovereign, la Mary-James, et le Regent) , et ployant sous le nombre, la Marie Cordelière finit par se jeter sur le "Regent", s’y arrima par ses grappins d’abordage, et se saborda par le feu, entrainant avec elle le Regent.
Deux milles marins sont morts dans ce sabordage, dont le capitaine de la Marie Cordelière, Hervé de Portzmoguer, surnommé « Primauguet ».
Plusieurs navires de la Marine nationale ont depuis relevé ce nom.
Tiens bien haut notre bannièreOh ! Primauguet, Monsieur Hervé !Qu’au vent claque la flamme de guerre,Que l’anglais soit repousséAh Marie, la cordelièresi tu pouvais nous raconterCe que fut la bataille dernièreComment péri Monsieur HervérefrainGrande fête sur la dunettegentes dames, beaux invitésQuand à bord claque la nouvelle« A saint Mathieu, ils ont mouillés. »refrainPreux capitaine de Portzmoguerdonna sitôt l’ordre « à virer »et cap au large, sus à l’anglaisne fit descendre ses invitésrefrainLe Sovereign, la Mary-Jamespuis le régent à aborderEt un combat qu’on dit dantesquequi par le feu s’est achevé.refrainA Marie la CordelièreLe souvenir nous est restéPour préserver une flotte entièreCe combat fut le dernier
Au clair de ma plume